Devenir meilleur

Tout le monde aimerait devenir meilleur, oui, sauf pour certains qui n’ont que faire de tout ce « tralala d’illuminé » et qui comme des automates errent sur leur autoroute, qu’ils appellent leur vie, en jugeant ceux qui ont choisi un chemin différent.

Devenir meilleur ça peut vouloir dire tellement de choses, de mon point de vue, c’est tout simplement être plus à l’écoute de moi-même et pouvoir observer que maintenant je peux dire « NON » ou « OUI » quand je le pense vraiment. Cela sans peur d’être rejetée ou jugée, et si cela se produit, c’est ok, juste j’observe qu’il y a encore une part en moi qui peut attacher de l’importance aux paroles inadéquates de certaines personnes.

Devenir meilleur pour moi, c’est être le plus souvent possible dans une plénitude de vie, c’est rester inébranlable lorsque je reçois une nouvelle « négative ». Par exemple, il y a deux jours, j’ai reçu ma facture de régularisation pour l’électricité. Accroché? 800 euros! Et bien rien ne s’est passé en moi. Ni stress, ni peurs, rien! Le calme était toujours présent. Bien sûr par après j’ai réfléchi de manière posée à comment j’allais pouvoir solutionner cet imprévu. Un autre exemple, Je viens à l’instant de recevoir un message me disant que j’allais devoir rendre le laptop que j’ai reçu à prêter. Ma première réaction a été spontanément « M… Qu’est ce que je vais faire maintenant? Une seconde après, j’ai lâché prise en me disant : « Tout est ok Yasmine, c’est ok! ». Ensuite, j’ai nommé à la personne mon ressenti sans aucun reproche et j’ai fait confiance dans mon cœur. Dans les 2 minutes qui ont suivi, cette personne m’annonçait qu’en fait je pouvais le garder et faire un grand oufffffff ». Ce que j’ai fait, of course et nous avons ri.

Dans l’absolu, nous avons toujours le choix sur la façon dont nous pouvons prendre les choses. Je sais très bien que c’est moins facile à dire qu’à faire vu que j’ai moi-même été très volcanique à une certaine époque et que bien des gens en ont pris pour le grade. Je leur demande pardon ceci-dit en passant.

Vous pouvez donc choisir de devenir meilleur, de prendre les choses sous un autre angle de vue, de changer votre carte du monde, vos filtres pour avoir une vie meilleure, plus zen, plus authentique et avec plus de joie.

Devenez qui vous êtes, devenez meilleur et offrez-vous la vie dont vous rêvez.

Yasmine 10.06.2015

Facile à dire

C’est « facile à dire » est la phrase la plus utilisée par les personnes que je croise, qui me contactent, que je rencontre « par hasard » et avec qui j’échange sur la vie. Cette phrase revient tellement souvent qu’elle me donne l’envie d’écrire. Elle me donne l’envie de partager avec vous. J’ai envie de vous dire que non ce n’est pas » facile à dire », c’est tout simplement parce que je suis, moi aussi, passée par tout ce dont je parle, ou j’écris. La vie ne m’a pas fait de cadeaux mais j’ai choisi de me tirer vers le haut. J’ai choisi de traverser les épreuves qui font ce que je suis aujourd’hui.

J’ai grandi dans une famille bi-religieuse, un noyau où se sont mélangées les cultures catholique et musulmane, ce qui fait de moi quelqu’un de la voie du milieu, de la voie du cœur. Je n’ai plus de religion. J’ai eu deux parents qui ont tous deux fait le choix de sortir de leur religion pour prendre la voie du cœur. Le fait d’avoir eu deux cultures m’a souvent positionnée comme une traîtresse envers l’autre culture. Petite fille déjà dans mon village d’enfance, ma sœur et moi étions traitées de « filles de Sadam Hussein » et dans le pays de mon père, de « fille de Mitterrand ». Imaginez à 10 ans ce que cela peut déclencher de ne pas être acceptée dans aucun de ses deux pays. Notre mère était une femme d’avant-garde et commençait déjà à nous imprégner du développement personnel pour faire face à ce genre de situation. Nous avons appris très jeunes à devoir accepter ce que la vie mettait sur notre chemin. Donc non, ce n’est pas « facile à dire »;

Adolescente, mon père était un homme plus que protecteur, car chez « les arabes » les filles ne sortent pas comme peuvent le faire les jeunes filles européennes. Vous imaginez bien comme il nous a fallu être futées et malignes pour pouvoir arriver à nos fins et tenter d’avoir une vie comme les autres adolescents. Quand je rentrais de l’école, je devais dérouler le tapis et prier avec lui. Ce n’est que vers l’âge de 17 ans où la maladie de maman m’a « sauvée » de la prière sur le tapis. Je priais dans mon cœur mais le tapis, ça ne me parlait pas. Du coup, être confronté si jeune au cancer de sa maman, non, ce n’est pas « facile à dire ».

Jeune adulte, en plein dans mes études de « pilote de ligne », c’est le deuil qui entre dans ma vie. Faire face au désarroi familial et devoir gérer, annoncer, porter un papa épuisé, une petite sœur anéantie et un noyau familiale dont le pilier vient de disparaître, non, ce n’est pas « facile à dire ».

S’en suivent, le départ à l’étranger pendant 15 ans de ma petite  sœur pour survivre au décès de maman, la mort quasi mentale de mon papa, la dépression qui surgit sans crier gare, mon rêve de pilote anéanti, y’a plus qu’à traverser, donc non, ce n’est pas « facile à vivre ».

Adultes, deux enfants, 10 ans de vie commune et une séparation catastrophique, rejetée, humiliée, insultée, menacée, c’est le burnout familial qui débarque. Dormir dans ma voiture dans les bois est mon seul refuge pour tenter de retrouver de l’air, seule face à moi-même, traverser reste la seule possibilité, donc non, ce n’est pas « facile à dire ».

Et puis il y a eu l’Inde, 4 mois thérapeutiques en 2014, ou contre toutes les insultes et menaces de perdre la garde de mes enfants, je me suis construite, j’ai fais table rase du passé, j’ai nettoyé les faux amis, reconstruit Yasmine, en marchant, méditant, en pleurant aussi tout cette vie pour devenir ce que je suis aujourd’hui. Donc oui maintenant c’est » facile à dire » car je l’ai vécu. Chacun d’entre nous peut traverser ses enfers, traverser son désert pour découvrir l’oasis à l’autre bout.

Je n’ai aucun regret car c’est ce parcours de vie qui fait ce que je suis là maintenant. Je souris d’écrire car j’ai découvert une belle force en moi que je veux partager. Je suis à la maison à l’intérieur de moi-même et peut donc être chez moi partout dans le monde.

Merci à tout ceux qui m’ont accompagnée dans toutes ces épreuves de vie car ça c’est « facile à dire ».

Battez-vous pour ne jamais abandonner, soyez attentif aux signes et aux synchronicités car « Tout est là et ne demande qu’à s’éveiller ».

Je vous aime de tout mon cœur,

Yasmine, 10 juin 2015

La communication en couple

Sur ces dernières 72h, plusieurs personnes sont venues à moi en ayant besoin de conseils sur la relation de couple. Les questions et partages de ces personnes sont quasiment identiques. De même que les couples qui viennent en consultation dans mon cabinet, tous se retrouvent devant des faits parfois difficile à gérer.

Ce qu’il faut savoir c’est que lorsqu’on nous entrons en relation avec l’autre, je parle d’union dans l’amour, tout devient plus compliqué. Pourquoi? Tout simplement parce que nous ouvrons notre cœur. Nous l’ouvrons à l’Amour mais nous l’ouvrons aussi à toutes les souffrances du passé liées à d’anciennes relations qui ont généré en nous des « ancrages négatifs ». Par ancrages négatifs, j’entends des événements négatifs incrustés dans notre mémoire et que nous avons oublié pour ne plus les sentir. Le hic dans tout ça c’est qu’il est impossible de laisser l’Amour naître sans ré-ouvrir nos anciennes blessures, c’est là que nous nous retrouvons à la merci de nos émotions.

La seule issue possible pour vivre une relation saine est de nommer les choses, pas de façon attaquante par le « Tu qui tue » comme le dit Jacques Salomé, mais bien en parlant en « Je ». Je ressens ceci ou cela, j’aimerais exprimer ce que je vis, je ne me sens pas bien lorsque nous…..cela permet à l’autre de pouvoir recevoir l’information sans se sentir attaqué. Et sachez mesdames que les hommes détestent les reproches et que plutôt que de vous comprendre ils vont s’enfermer dans leur grotte ou pire lâcher leur dragon sur vous pour reprendre les termes de « Mars et Vénus ».

Petit conseil de cette fin de journée, réapprenez à communiquer simplement, cessez les reproches qui ne font qu’alourdir le quotidien et devenez Acteur du changement. Parlez en votre nom, placer votre cadre et dites les choses simplement en « Je ». Vous verrez que le changement s’opère très rapidement et que la vie en devient plus fluide.

Yasmine, 15 juin 2015

Le couple

Le couple ou « coup-le » de lui-même pour faire de l’autre sa priorité est l’erreur que nous faisons tous. Faire passer l’autre en premier lieu est ce qui finit par faire que le quotidien prend le dessus sur la relation de deux êtres qui s’aiment. Rester centré sur soi est la clé pour maintenir une union dans sa plus belle enveloppe. Laisser l’autre libre d’être ce qu’il est et lui permettre d’avancer vers ce qu’il sent.

Apprendre à  aimer inconditionnellement pour ne pas enfermer l’autre dans nos peurs et nos insécurités. L’Amour est liberté, l’Amour est porteur et la relation l’est également. Sortir du 1+1=1 et expérimenter le 1+1=3, l’autre, soi et la relation. Alors, l’union peut telle une fleur s’épanouir d’être arrosée chaque jour avec de la tendresse.

Yasmine, 7 juin 2015

Tranche de vie, quand les urgences t’appellent..

Il est 23h30, je vous passe les détails qui font que j’appelle au secours mon amie car ces moments ne sont jamais glamour mais tout le monde y passe au moins une fois dans sa vie même la plus fashionista. Allongée dans ma salle de bains, j’appelle mon amie qui ne répond pas car pendue au téléphone et qui me renvoie un texto «  je suis occupée rappelez moi ultérieurement », du coup je renvoie « X je me meurs », ni une ni deux elle rappelle et me dit qu’elle débarque dans les 10 minutes pour m’emmener aux urgences, et les urgences près de chez moi ce n’est pas une mince affaire, il faut le vouloir.

Bref, je m’apprête tant bien que mal et grimpe dans sa voiture tout en toussant toujours très fort. Celle-ci, grande comique habituelle, dédramatise tout de suite la situation par quelques vannes bien placées. La nuit s’annonçait particulière. N’ayant plus de famille c’est sur mes bonnes amies que je compte dans des cas critiques. 23h45. Nous arrivons sur place déjà par la mauvaise entrée, nous voilà dans le hangar à ambulances, toutes deux gênées de ne pas trouver le bon endroit pour se garer, elle me propose de me laisser là, je refuse car je tousse fort mais je marche quand même. Bref, après quelques moments d’hésitation nous trouvons le chemin du parking.

Nous arrivons tout juste pour nous inscrire avant minuit, et « tombons » sur un charmant jeune homme tout prêt à recevoir mes papiers, mon amie ne perdant pas le nord détend immédiatement l’atmosphère en charmant ce très beau garçon qui le lui rend aussitôt.

Quant au suivant qui m’appelle pour prendre acte de ce qui m’arrive est beaucoup moins sympathique, pas de bonjour, entre 30 et 35ans, roux, banal, vraiment pas sexy. Il prend ma température qui ne cesse d’augmenter avec un pistolet qu’il déplace sur mon crâne, mon amie en profite, fidèle à elle-même, pour tenter de le faire rire afin qu’il soit un peu plus sympa, l’air pincé et prétentieux, il la remet à sa place bien poliment en lui précisant que l’atmosphère est déjà détendue, notre calvaire allait commencer et il marquait le coup d’envoi de l’hôpital le moins sympa. Les dés étaient joués.

Calmées, nous retournons nous asseoir sur ces chaises dans ce couloir où l’on dirait attendre le tram ou le bus, avec pour seule distraction la machine à boissons qui enclenche son refroidissement toutes les heures et qui nous rappelle que le temps passe et que rien ne se passe. Nous ne sommes pas seules, on nous a prévenu, c’est plein de monde. Parce que dire bonjour ils ne savent pas faire, mais vous décourager ça oui. He bien nous il nous en faudra plus…..

Yasmine, 28 janvier 2013